Histoires de stades et de tribunaux

Justice

Infiltré, mais jusqu’où ?

(Facebook/OCRTIS)

Le procès de Jonathan Guyot à peine refermé, l’actualité pose à nouveau le doute sur les agissements d’un service de lutte contre les trafics de drogue. Ce qui a mené l’ex-patron de l’O.C.R.T.I.S. une fois encore en garde à vue.

En mettant la main sur 7 tonnes de cannabis, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) avait de quoi être satisfaite de cette prise réalisée le 17 octobre 2015 au Boulevard Exelmans (Paris 16e). Une belle affaire qui pose aujourd’hui problème à François Thierry, de nouveau dans le collimateur de la police des polices. L’IGPN questionnait toujours l’ancien directeur de l’O.C.R.T.I.S. (et trois autres collègues) ce mardi après-midi, dans le cadre d’une garde à vue, la deuxième après celle ordonnée début mars, suite à une plainte pour «escroquerie en bande organisée» et «mise en danger de la vie d’autrui» (Libération du 1er mars – ).

La résine de cannabis saisie dans ce quartier aisé de la capitale, dont la valeur avoisinerait les 20 millions d’euros, proviendrait d’une opération menée par Thierry, dans laquelle le rôle d’un informateur susciterait également les interrogations des enquêteurs. Ce « Tonton » (portant l’étiquette de trafiquant d’envergure) agirait bien au-delà de son statut présumé de donneur de tuyaux. Il aurait participé activement à une opération d’infiltration d’un réseau, orchestrée par le service de François Thierry.

Devant ces éléments, le parquet de Paris avait enlevé l’affaire à l’O.C.R.T.I.S. (Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants) pour la confier à la Brigade des stups de Paris, rappelle Europe 1. Cette même BSP qui a été ébranlée avec l’affaire du vol des 48,5 kg de cocaïne du local des scellés du « 36. Le procès s’est terminé vendredi avec la condamnation de Jonathan Guyot à 10 ans de prison ferme.

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